Les Semaines d’Éducation Contre le racisme & toutes les formes de Discriminations

  • Accueil
  • Programmation
  • Le Collectif
  • Le Dispositif
    • Éditions précédentes
    • Infos discriminations
  • Médias & Actus
    • Newsletter
06mars•••08mars

Qui a peur des sorcières ?

Atelier, Conférence

Ven. 06 mars > Dim. 08 mars 2026
Horaire :
18h30-20h00
Sam. 07 mars > 2026
Horaires :
14h-16h00
16h30-18h00
Dim. 08 mars > 2026
Horaire :
11h-12h30

4 Place Marc Elder, 44000 Nantes, France Pays de la Loire


Organisé par

  • Château des ducs de Bretagne
Trois conférences données par des spécialistes de renom de l’histoire de la chasse aux sorcières ainsi qu’une visite famille seront l’occasion d’explorer les échos contemporains de cette histoire.

Parler des sorcières, c’est évidemment s’intéresser à la réalité historique de la chasse aux sorcières derrière les différentes images construites de la fin du Moyen Âge à la période contemporaine en passant par le nouvel imaginaire du 19e siècle. C’est également aborder dans un temps long d’autres questions qui sont celles de notre époque – le genre, le droit des femmes à disposer de leur corps, la reconnaissance de leurs rôles effectifs passés et présents, leurs luttes contre la domination d’un système inégalitaire à leur encontre et leur revendication à détenir et à exercer une certaine puissance, au sens premier du terme : disposer d’un pouvoir d’agir. Qui est autorisé à être puissant ? Qui ne l’est pas ? Parler des sorcières, c’est aussi évoquer les conséquences délétères des rumeurs comme des « théories du complot » du Moyen Âge à nos jours.

Ces trois conférences données par des spécialistes de renom de l’histoire de la chasse aux sorcières seront donc aussi l’occasion d’explorer les échos contemporains de cette histoire.

Conférence

06.03.26 de 18h30 à 20h

Sorcières et sorciers. Histoire et mythes. Lettre aux jeunes féministes, par Michelle Zancarini-Fournel

Lorsqu’en 2017 de petits groupes de féministes sont descendus dans la rue, vêtues de noir avec robe longue et chapeau pointu, en proposant de « mettre Macron dans le chaudron », l’intérêt de Michelle Zancarini-Fournel s’est aiguisé pour comprendre les imaginaires de jeunes femmes qui déclaraient être « les descendantes des sorcières que vous n’avez pu brûler ».

Les sorcières ne sont cependant pas les femmes puissantes évoquées par Mona Chollet en 2018, mais des victimes de querelles de voisinage, de dénonciations et d’arrestations arbitraires débouchant sur l’aveu, sous torture, du crime de sabbat. Cette histoire est connue par des actes de procès, des textes juridiques, des traités de démonologie, des mémoires et des ouvrages historiques tel, en 1862, La Sorcière de Michelet.

Sorcières et sorciers. Histoire et mythes. Lettre aux jeunes féministes, le livre publié chez Libertalia en 2024, entend examiner la part de l’histoire des sorcières mais aussi de celle des sorciers sur la longue durée, et examiner comment depuis deux siècles se sont forgés des mythes sur ces femmes considérées comme rebelles.

Michelle Zancarini-Fournel est professeure émérite d’histoire des femmes et du genre, université Claude-Bernard-Lyon-1, LARHRA (Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes), cofondatrice et codirectrice de CLIO. Histoire, Femmes et Sociétés de 1995 à 2010, puis membre du comité de rédaction de CLIO. Femmes, Genre, Histoire.

Cette conférence sera précédée d’un impromptu de la conteuse Najoua Darwiche.

Conférence
07.03.26 de 14h30 à 16h

La Sorcière au bûcher. Fanatisme religieux et antiféminisme, par Robert Muchembled

Robert Muchembled propose une interprétation nouvelle de la terrifiante énigme des 40 000 bûchers de sorcellerie qui ont consumé 80% de femmes et nombre d’enfants en Europe occidentale, de 1424 à 1782 : ils résultent de féroces décisions humaines, guidées par une pensée religieuse hétérodoxe sectaire très minoritaire, la démonologie, pure chimère élaborée par les inquisiteurs dominicains au début du 15e siècle, qui propage un discours apocalyptique d’invasion du monde par une secte satanique majoritairement composée de femmes.

Les plus intenses chasses aux sorcières culminent de 1580 à 1620 dans quelques régions fragilisées par la virulence des conflits religieux, surtout au sein du Saint Empire et le long de la route du diable joignant les Alpes à la mer du Nord. Elles sont toujours conduites par des souverains ou par des seigneurs locaux fanatiques qui veulent anéantir l’hérésie féminine suprême, rivale de l’autorité virile sacrée sur laquelle repose leur propre pouvoir. Souvent épaulés par un théologien ou par un juge exalté, ils obligent les tribunaux laïcs à utiliser sans frein la torture et à n’épargner personne. Sous la poigne d’un chef de meute viril dont la puissance se mesure à la cruauté qu’il déploie, l’implacable mécanisme débouche sur une brutalité inouïe, dont il reste des traces de nos jours. La sinistre lutte contre la prétendue sorcellerie maléfique ne parvient pourtant pas à éradiquer la vieille culture séculaire de survie magique jusque-là dominante en Europe, car en France, au 19e siècle, guérisseurs, envoûteurs ou désenvoûteurs, alors majoritairement masculins, peuplent toujours les campagnes.

Écrivain, professeur honoraire des universités de Paris, chevalier de la Légion d’honneur, Robert Muchembled a produit plus de 30 ouvrages, traduits en une trentaine de langues. Aux Belles Lettres, il a publié La Civilisation des odeurs (XVIe-début XIXe siècle) en 2017 (traduit en anglais, russe et chinois), Le Fils secret du Vert-Galant en 2021 et La Séduction. Une passion française, en 2023.

Conférence
07.03.26 de 16h30 à 18h

Les Sorcières en ville, par Maryse Simon

Souvent perçue comme un crime rural, la sorcellerie connaît en milieu urbain des formes et des enjeux spécifiques que révèle le cas parisien. Entre le 14e et le 17e siècle, le Parlement de Paris juge plus de 1 300 affaires de sortilèges issues de tout le royaume, où se mêlent magie, sexe et argent. Ces procès montrent une criminalisation plus modérée que dans les campagnes, reflet d’une société urbaine influencée par les démonologues, la Cour royale et l’Université.

Cette conférence croise les approches juridiques, sociales, religieuses et culturelles pour interroger la spécificité d’une sorcellerie urbaine où les maléfices deviennent affaire de sentiments, d’escroquerie ou de réputation, et où la place du démon change dans les croyances.

Maryse Simon, historienne, docteure de l’université de Strasbourg, travaille depuis 30 ans sur l’histoire de la sorcellerie dans l’Europe de l’époque moderne, notamment dans l’est de la France et dans la ville de Paris, avec un regard scientifique sur l’utilisation contemporaine de la figure iconique de la sorcière.

Visite famille et atelier
07.03.26 à 14h & 08.03.26 à 11h

Le stéréotype de la sorcière

En partenariat avec l’association iki iki
Visite puis atelier ludique et artistique autour de quelques œuvres choisies de l’exposition, pour se questionner sur les préjugés et aborder l’égalité avec les plus jeunes. Il s’agit de réfléchir sur la figure de la sorcière, qui offre une représentation du féminin très stéréotypée, et qui participe à la transmission de messages très différents quant à la place de chacun et chacune, fille ou garçon, dans notre société.

Découvrez aussi

07fév.•••28juin

44000Nantes

Exposition «Sorcières»

À travers un parcours immersif et rigoureux, cette exposition propose d’explorer l’une des plus vastes persécutions de l’histoire : celle des femmes accusées de sorcellerie, du crépuscule du Moyen Âge à l’Époque moderne.
Organisé par Château des ducs de Bretagne
13mars

44000Nantes

Formation-action : Lutter contre les discriminations dans un monde polarisé : « comment recréer du dialogue quand tout pousse à la confrontation ? »

Rendez-vous annuel des SECD, la FAL44 propose sa formation-action ! Thématique : Lutter contre les discriminations dans un monde polarisé : « comment recréer du dialogue quand tout pousse à la confrontation ? »
Organisé par Ligue de l’enseignement-FAL44
17mars

44323Nantes

Animation Égalité Fille-Garçon avec PaQ’la Lune Nantes Nord

En mars-avril, PaQ’la Lune t’invite dans les halls d’immeuble pour venir participer à des activités autour de l’égalité fille-garçon !
Organisé par PaQ’la Lune

Les SECD sont coordonnées par :

La Ligue de l'enseignement, Fédération de Loire-Atlantique - un avenir par l'éducation populaire.
Le collectif : La Diversité est une force
Et elles sont soutenues par :
Ville de Nantes
La Loire-Atlantique
Ministère de l'éducation
Préfet de la région Pays de la Loire
La DILCRAH: Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT

Recevoir la Newsletter des SECD!

Et restez informé·es des événements du collectif et de nos actualités.

S’inscrire

Retrouvez La Ligue de l’enseignement – FAL44 sur les réseaux

  • Instagram
  • Facebook
  • TikTok
  • PeerTube

Vous êtes victime ou témoin de discrimination ?

Découvrez les structures prêtes à vous écouter et à vous accompagner.

INfo-discri

Accessibilité

Ce site propose un module d’accessibilité pour adapter la navigation à vos besoins.

Un cookie de session enregistre vos préférences pour les conserver d’une page à l’autre.

Mentions légales & Politique de confidentialité

Connexion